À la sortie
À l'entrée (chaque année de versement)
Capitalisation jusqu'à la retraite
Même effort net d'épargne : PER vs assurance-vie >8 ans
Comparaison à effort de trésorerie identique : ton versement PER est « regonflé » par l'économie d'impôt immédiate, alors que le même effort en assurance-vie n'ouvre droit à aucune déduction. Le PER reste bloqué jusqu'à la retraite (sauf déblocages anticipés légaux) ; l'assurance-vie reste disponible à tout moment — ce n'est pas qu'une question de rendement net.
Situation à la retraite
Les pensions bénéficient de l'abattement de 10 % (plancher 450 €, plafond 4 321 € par pensionné) ; les revenus fonciers et autres revenus sont repris tels quels. Revenus supposés constants et barème 2026. Le retrait PER vient s'ajouter à ces revenus.
Foyer fiscal à la retraite (hors retrait PER)
Impact d'un retrait PER sur l'impôt
Stratégie de sortie : retraits échelonnés
Plutôt que de tout récupérer d'un coup, le capital est retiré par tranches annuelles égales (en début d'année) sur la durée choisie dans le bloc « Retraits échelonnés ». Étaler les retraits évite de concentrer le barème sur une seule année (PER) et réutilise chaque année l'abattement de l'assurance-vie. La rente n'est pas concernée par cet onglet.
Comparatif selon la durée de retrait
Détail année par année — PER
Détail année par année — assurance-vie
Méthode de calcul
- Plafond de déduction : max(10% du PASS, min(10% des revenus N-1, 10% × 8 PASS)) + plafond reporté des 3 dernières années + plafond conjoint mutualisé. Le versement annuel n'est déductible qu'à hauteur de ce plafond ; l'excédent, s'il y en a, est signalé mais reste dans le PER (juste non déductible).
- Économie d'impôt à l'entrée = versement déductible retenu × TMI actuelle. En mode « depuis le foyer », l'économie est la différence d'impôt exacte (barème 2026, quotient familial plafonné, décote) entre le foyer sans et avec la déduction, à revenus constants ; en saisie manuelle, c'est le versement déductible × la TMI saisie.
- Capitalisation : mêmes formules à intérêts composés que le simulateur Épargne (versements de fin d'année, frais de gestion soustraits du taux brut). Versement initial : versé au départ, il est déductible dans la limite du plafond restant après le versement annuel de la 1re année ; l'économie d'impôt correspondante (versement initial déductible × TMI) s'ajoute à l'économie annuelle. Frais d'entrée : pourcentage prélevé sur chaque versement, y compris le versement initial ; seul le net est investi. Ils réduisent le capital mais pas la déduction fiscale (calculée sur le versement brut). Le comparatif assurance-vie est calculé sans frais d'entrée, avec le même effort net initial et annuel.
- Effort réel, gain et TRI : l'effort réel est le total versé moins l'économie d'impôt cumulée. Le gain net est le net perçu (sortie 100% capital, après fiscalité) moins cet effort. Le TRI est le taux de rendement annuel qui égalise les décaissements réels (versement initial au départ, versements annuels de fin d'année, chacun net de l'économie d'impôt supposée obtenue à la même date) et le net perçu à la retraite. Le comparatif assurance-vie applique les mêmes décaissements.
- Sortie en capital : la part correspondant aux versements déduits est taxée au barème (TMI sortie), sans abattement de 10% — c'est une différence importante avec les pensions classiques. La part non déduite (si tu as choisi de ne pas déduire) est exonérée d'IR. La part « plus-value » (gains de capitalisation) est taxée au PFU 30% (12,8% IR + 17,2% PS), quel que soit le statut déduit/non déduit des versements dont elle provient.
- Sortie en rente : si versements déduits → régime des rentes viagères à titre gratuit (RVTG), barème avec abattement de 10% + 17,2% de PS sur la totalité de la rente. Si versements non déduits → régime des rentes viagères à titre onéreux (RVTO), fraction imposable selon l'âge à la liquidation (barème légal, non lié au taux d'abattement pension), + PS sur cette même fraction.
Limites connues
- Le taux de conversion du capital en rente est une approximation forfaitaire (pas de vraies tables de mortalité par assureur).
- Le PER est bloqué jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé (achat de la résidence principale, invalidité, décès du conjoint, surendettement, fin de droits au chômage, cessation d'activité non salariée) — non modélisés ici.
- Foyer fiscal : revenus supposés constants jusqu'à la retraite (la situation à la retraite se règle dans l'onglet dédié), CEHR et revenus du capital non modélisés ; à la retraite, seuls les revenus de l'onglet « Situation à la retraite » s'ajoutent au retrait PER (le versement d'une rente n'est pas combiné au retrait dans l'onglet de sortie).
- Retraits échelonnés : retraits constants en début d'année, rendement unique pendant les retraits ; PER taxé au barème sur la quote-part de versements déduits (sans abattement) et au PFU 30 % sur les gains ; assurance-vie : abattement annuel 4 600 € / 9 200 € (couple), 7,5 % d'IR au-delà puis 17,2 % de prélèvements sociaux sur les gains, plafond de 150 000 € de primes non pris en compte.
- Pas de gestion pilotée à horizon (désensibilisation progressive du risque) — le taux de rendement est supposé constant sur toute la durée.
- Le comparatif « PER vs assurance-vie » ignore la disponibilité des fonds (le PER est bloqué, l'assurance-vie ne l'est pas) et les cas de déblocage anticipé du PER — c'est une comparaison de rendement fiscal net, pas de liquidité.